Ennoblisseur textile

Métier du secteur : Textile

Métier

L’ennoblisseur textile confère aux étoffes leurs couleurs, leur aspect et certaines propriétés d’usage. Il blanchit la matière brute, la teint avec des colorants ou pigments d’origine végétale, l’imprime avec tout type de décors et l’apprête pour donner des effets moirés, lustrés, gaufrés, satinés...

Profil

  • Créativité
  • Habileté manuelle
  • Intérêt pour le travail des textiles
  • Sens des couleurs
  • Précision

Emploi et débouchés

L’ennoblissement textile pratiqué dans le secteur des métiers d’art n’est absolument pas représentatif de l’ennoblissement textile du secteur industriel ou même de certaines unités artisanales dont la production est quantitativement importante. À titre d’exemple, certaines entreprises peuvent traiter en une heure l’équivalent du métrage de tissu ennobli en une année dans un atelier d’artisanat d’art.
L’ennoblissement textile du secteur des métiers d’art regroupe un petit nombre d’entreprises, celles-ci employant au maximum une dizaine de personnes. Leur activité est essentiellement centrée sur l’ennoblissement de tissus d’exception destinés à la haute couture et au prêt-à-porter haut de gamme ainsi qu’aux arts décoratifs. Elles présentent une grande diversité de techniques : broderie, plissage, moirage, sabrage, gaufrage, impression en relief, impression, teinture, peinture.
Dans les années 1950, on pouvait recenser plus de 150 plisseurs. Aujourd’hui, on compte moins d’une dizaine d’ateliers entièrement dédiés au plissage. Toutefois, ce savoir-faire est toujours très prisé des créateurs de mode et stylistes.
On dénombre aujourd’hui moins de cinq ateliers de teinture artisanale travaillant à la commande.
Mise en œuvre dès le milieu du XIXe siècle par le soyeux stéphanois Charles Rebour, la technique du velours au sabre fit les grands jours de la maison Staron. Aujourd’hui, le sabrage est toujours pratiqué notamment pour Hermès, maison qui, à partir des années 1990, a initié la transmission de ce savoir-faire au sein de ses ateliers lyonnais. Ainsi, une des dernières détentrices de ce métier a formé une vingtaine de sabreuses de velours.
Mise au point dans les Manufactures Royales d’Amiens au XVIIIe siècle, la technique d’impression en relief a été sauvegardée par un artisan d’art spécialisé dans l’ennoblissement des velours et tissus d’ameublement haut de gamme. Après des années de recherches et l’acquisition d’un outillage ancien, il a ainsi redécouvert cette technique patrimoniale. De nos jours, seul l’atelier Benoît Toscan propose des velours gaufrés et/ou imprimés réalisés à la planche ou au cylindre de cuivre gravés.
On dénombre moins d’une dizaine d’ateliers d’ennoblisseurs textiles dont l’activité est tournée vers la recherche et la création d’effets de matière.

Devenir Ennoblisseur textile

Formation initiale

Niveau III
- BTS design de mode textile et environnement, option textile, matériaux, surface, 2 ans.
- DMA Arts textiles et céramiques option Arts textiles, 2 ans.
- DNAP design option Textile, 3 ans.
Niveau I
- Diplôme de l’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs, design textile, 5 ans.
- DNSEP design option textile, 2 ans.

Formation professionnelle continue

Certains diplômes peuvent être préparés dans le cadre de la formation professionnelle continue. Des formations non diplômantes permettent de suivre une initiation, d’acquérir les bases d’un savoir-faire ou de se perfectionner dans une technique.